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Besoins caloriques
Q : Comment déterminer mes besoins caloriques, chère Negrita
? Je débute en culturisme et j’ai encore un tas de choses à apprendre.
Sandro Marenzio, Châlons-sur-Saône
R : Vos besoins caloriques dépendent de vos objectifs.
Vous ne me les communiquez pas, mais par contre vous dites que vous
êtes débutant. Je répondrai à votre question d’une manière assez
générale.
- Pesez-vous, sans vous pencher en avant, ni en arrière et sans
chaussures ni vêtements lourds.
- Multipliez votre poids en kilos par 24.
- Les femmes multiplieront par 23.
- Multipliez le résultat par votre coefficient d’activité journalière
: 1,3 très réduite, 1,5 réduite, 1,7 moyenne, 2 haute, 2,3 très
haute.
- Les périodes de croissance, maladie et grossesse exigent un
plus grand nombre de calories. Les culturistes d’un certain âge
auront besoin de quelques-unes de moins.
- Pour une perte de poids hebdomadaire d’entre un demi-kilo et
un kilo environ, augmentez vos dépenses quotidiennes, voire réduisez
votre ingestion de calories de 500 à 1000, sans jamais dépasser
1200 au total.
- Pour prendre du poids, augmentez votre consommation de calories
de 700 à 1000 par jour.
- Pour déterminer votre ingestion de calories, faites l’addition
de chaque apport alimentaire, à l’aide des listes d’un ouvrage
sur diététique.
De
la margarine ?
Q : J’ai entendu dire que les acides gras son mauvais pour
la santé mais que, par contre, le beurre est bon. Pour quelle raison
est-ce que les premiers sont nocifs ? Comme je ne m’y connais pas
du tout en chimie, j’ai pensé que je ferais mieux de vous consulter.
Est-ce que je peux manger du beurre ?
Michel Vollard, Paris
R : Voilà une matière peu connue dans le milieu
culturiste. Par exemple, je vois souvent des athlètes manger des
chips. On dirait qu’ils ne savent pas que presque 100% de la graisse
qu’ils contiennent sont des acides gras trans, c’est-à-dire anticulturistes
à 100% !
Pour expliquer ces processus un peu plus dans le détail, il me
faudra d’abord parler de l’hydrogénation, qui consiste à faire réagir
une huile végétale à de l’hydrogène, sous pression, à une température
qui oscille entre 95 et 151ºC environ, pendant plusieurs heures
et en présence d’un catalyseur, comme le nickel ou le platine.
Or, ce procédé industriel est incapable de contrôler les
sites des doubles liaisons insaturées auxquels sont ajoutés les
atomes d’hydrogène. En fournissant des atomes d’hydrogène à des
graisses poly-insaturées de façon aléatoire, beaucoup de composants
alimentaires naturels de ces dernières se transforment en des substances,
dont bon nombre étaient inconnues jusqu’à l’invention de l’hydrogénation.
Certaines d’entre elles sont des acides gras trans.
Les acides gras sont les composants basiques des graisses, comme
les acides aminés le sont des protéines. Un certain nombre des nouvelles
substances synthétisées lors de l’hydrogénation sont des acides
gras à doubles liaisons dont la position a été altérée et, par conséquent,
dénaturée. Parmi elles se trouvent aussi divers fragments moléculaires.
Aussi bien les uns que les autres sont particulièrement nocifs.
Vous vous demanderez peut-être pour quelle raison on les fabrique.
L’hydrogénation confère aux graisses liquides végétales des caractéristiques
similaires à celles du beurre : on peut faire des tartines avec,
elles acquièrent une texture plus agréable au palais et on peut
mieux les conserver. On obtient des huiles qui demeurent solides
à température ae?mbiante, comme c’est le cas de la margarine. Personnellement,
je les appelle des “aliments bizarres”, faits pour imiter le beurre,
mais qui, tout compte fait, en sont tout à fait différents.
La margarine est une sorte de “beurre en plastique”. Si vous connaissiez
la composition de ces produits, vous ne les mangeriez jamais !
Les margarines sont faites à partir de diverses huiles végétales
chauffées à hautes températures à l’objet de les faire rancir. Ensuite,
on leur ajoute du nickel un catalyseur et de l’hydrogène, afin
de les solidifier. Le nickel est un métal lourd toxique dont on
trouve toujours des résidus dans le produit final. Avant la commercialisation
de celui-ci, on lui mélange des substances déodorantes et des colorants
pour améliorer l’odeur insupportable de l’huile rance, ainsi que
sa peu attrayante couleur grisâtre. Sans ces additifs, je vous assure
que les relents exhalés par la margarine vous couperaient instantanément
l’appétit !
Que choisiriez-vous ? Un aliment naturel plein de nutriments sains
ou un paquet d’ordures carcinogènes, décolorées et désodorisées
? Par-dessus le marché, les acides gras trans sont mutagènes. Bref,
il s’agit d’une des pires nourritures-poubelle que vous puissiez
ingérer. Même si elles ont un goût très agréable ! Les produits
alimentaires qui en contiennent sont nombreux et très variés : poissons
précuisinés, pâtisseries, gâteaux secs, etc. La liste serait à n’en
plus finir.
L’hydrogénation détruit la valeur nutritionnelle des huiles végétales
pour des raisons commerciales. Et n’allez surtout pas croire que,
de toute façon, le beurre, lui aussi, est mauvais ! C’est complètement
faux ! Je ne voudrais pas décevoir ceux qui croient le contraire
depuis des années, mais le beurre est bien meilleur que n’importe
quel produit de provenance végétale, le contrefaisant. Malgré les
mises en garde contre les graisses e?saturées de centaines de culturistes
bien intentionnés, mais mal informés, la liste des avantages du
beurre est interminable. En voici quelques-uns :
- C’est une riche source de vitamine A facile d’absorption et
requise par l’organisme pour mener à terme de nombreuses fonctions,
comme la vision normale ou le maintien en bon fonctionnement du
système endocrinien. Il contient aussi les autres vitamines liposolubles
(E, K et D).
- Il est haut en minéraux-trace, comme le sélénium, un puissant
anti-oxydant. Le beurre apporte plus de sélénium par gramme que
le blé complet ou l’ail. Il contient aussi de l’iode, tout aussi
indispensable pour la glande thyroïde que la vitamine A.
- Il livre d’importantes quantités d’acide butyrique, utilisé
par le côlon comme source d’énergie. Il s’agit d’un acide gras
bien connu pour ses propriétés anticancérigènes. Le beurre contient
aussi de l’acide laurique, un antimicrobien et fongicide très
actif.
- Le beurre fournit à notre organisme de l’acide linoléique conjugué
(CLA), un excellent anticancérigène. Au contraire du bétail élevé
dans des étables, les vaches qui paissent en pleine liberté sont
de très bonnes productrices de CLA.
- Il livre également de petits apports des acides gras essentiels
oméga-3 et 6, en quantités égales.
Désirant perdre du poids, un certain nombre de nos lecteurs préfèreront
probablement ne pas inclure de beurre dans leur diète. Je voudrais
les rassurer. Environ 15% des acides gras du beurre sont de chaîne
courte et moyenne, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent être métabolisés
en tissu adipeux de stockage. Ils sont utilisés comme énergie par
divers organes de notre corps. Le beurre ne contient pas d’acides
gras trans. Une cuillerée de beurre représente quelque sept
grammes de graisse saturée, c’est-à-dire à peu près un tiers de
l’apport journalier recommandé.
Le meilleur beurre est ce?elui de culture naturelle biologique,
fait à partir de lait cru. Hélas, il n’est pas toujours facile à
trouver. Pour sa qualité, vient ensuite celui de cultures sans pesticides.
Le moins bon est celui que l’on trouve au supermarché. Cela vaut
la peine de dépenser quelques centimes de plus et de consommer un
beurre ayant tous ses nutriments. En tant que culturiste, votre
physique vous en saura gré.
Pour revenir aux acides gras trans, ils ont la particularité d’affecter
les lipides sanguins de diverses manières. Une des plus évidentes
consiste à élever le taux de lipoprotéines de faible densité (LDL),
ou mauvais cholestérol, et à reduire celui des lipoprotéines protectrices
de forte densité (HDL), dénommées bon cholestérol.
Quant au cancer, les acides gras trans provoquent des altérations
négatives dans l’important système enzymatique chargé de métaboliser
des substances cancérigènes et d’origine pharmacologique, par exemple
la polyfonction oxydase cytochrome P-448/450. D’autre part, ils
portent atteinte aux fonctions immunitaires en réduisant l’efficacité
des cellules B et en favorisant la prolifération des cellules T.
Sur le plan biologique, les acides gras trans génèrent des altérations
de nombreuses fonctions des membranes cellulaires ayant un étroit
rapport avec l’homéostasie, c’est-à-dire avec l’échange de principes
actifs à leur travers, d’eau entre autres. Ces isomères d’acides
gras modifient les dimensions des cellules adipeuses, leur nombre
et la composition des divers types de lipides. Les mécanismes par
lesquels ils y parviennent ont trait en partie à leur action inhibitrice
des enzymes agissant sur les membranes, comme la delta-6 désaturase,
ce qui se traduit par une diminution de la conversion de, par exemple,
acide linoléique en gamma-linolénique ou en arachidonique, par une
interférence avec l’indispensable transformation des acides gras
oméga-3 en plus le?ongues chaînes d’acides gras, ou par une escalade
des effets négatifs découlant d’une carence en acides gras essentiels.
Il se peut, cher Michel, que vous n’ayez pas compris tout ce que
je viens de vous expliquer, mais cela n’a qu’une importance très
relative. A retenir cependant est le fait que les acides gras trans
sont des structures moléculaires d’une grande nocivité qui sont
absolument à exclure du régime alimentaire d’un culturiste. Ceux
de nos lecteurs qui ont lu cette rubrique sont désormais parfaitement
informés sur les dangers que comporte la consommation des acides
gras mentionnés. Supprimez-les de votre diète et prenez du beurre
!
Micro-ondes
Q : Un ami m’a dit que je devrais m’acheter un micro-ondes
pour gagner du temps. Avant, je préfère vous consulter, chère Negrita.
Maurice Perret, Nice
R : Pas question, cher Maurice ! Beaucoup de gens
ne le savent pas, mais le micro-ondes détruit le contenu nutritionnel
de la nourriture. Voici dix raisons pour lesquelles vous devriez
éviter d’avoir un pareil engin dans votre cuisine. Après avoir examiné
diverses études réalisées en Suisse, nous ne pouvons plus en ignorer
les conséquences. On y arrive aux conclusions suivantes :
- La consommation fréquente d’aliments préparés dans le micro-ondes
provoque des dommages cérébraux irréversibles, car ils occasionnent
des “court-circuits” des impulsions nerveuses qui dépolarisent
ou démagnétisent le tissu cérébral.
- Notre organisme n’est pas capable de métaboliser les sous-produits
générés.
- La production d’hormones masculines et féminines est réduite
ou altérée par la consommation de ces aliments.
- Les effets de la nourriture cuisinée dans le micro-ondes sont
résiduels (permanents).
- Minéraux, vitamines et autres nutriments sont en partie altérés
ou détruits.
- Les minéraux des légumes sont transformés en rade?icaux libres
cancérigènes.
- Les repas préparés au micro-ondes engendrent des tumeurs malignes
stomacales et intestinales. Ceci expliquerait l’augmentation rapide
de la fréquence de ces affections aux Etats-Unis.
- L’ingestion fréquente de ces aliments provoque une prolifération
des cellules cancéreuses dans le sang.
- Leur consommation prolongée génère une insuffisance du système
immunitaire due à l’altération des glandes lymphatiques et du
plasma sanguin.
- Ils provoquent une perte d’intelligence, de mémoire, de concentration,
ainsi qu’une certaine instabilité émotionnelle.
Voulez-vous encore acheter un micro-ondes, Maurice ? A vous de
décider !
De l'eau flurisée ?
Q : Dois-je prendre de l’eau minérale fluorisée ? Je voudrais
sécher et un copain m’a recommandé de le faire.
R : Ah, bon ? Eh bien, c’est un conseil sans queue
ni tête. Je m’explique. La glande thyroïde utilise de la tyrosine
et de l’iode pour synthétiser de la thyroxine (T4), une hormone
qui contient quatre atomes d’iode. L’autre hormone thyroïdienne
est la tri-iodothyronine, biologiquement beaucoup plus active et
ayant trois atomes de ce même minéral. Il y a déjà très longtemps
que l’on associe la diminution de la production hormonale de la
thyroïde à une carence en iode. C’est d’ailleurs une des raisons
pour lesquelles cette glande est aujourd’hui plus menacée que jamais.
Au cours des dernières 70 années, le chercheur canadien Andreas
Schuld a dirigé plus de 100 études qui illustrent les effets négatifs
des fluorides sur la glande thyroïde. Schuld affirme : “Etant le
plus fort des halogènes, le fluor interfère avec l’iode et sa synthèse,
ce qui diminue l’absorption de ce dernier administré par voie orale
et augmente son élimination avec l’urine”.
Par le passé, on utilisait les fluorides spécifiquement pour réduire
l’activité de la thyroïde. Entre les anne?ées 30 et 60, on en prescrivait
de 0,9 à 4,5 milligrammes par jour aux patients affligés d’hyperthyroïdie,
mais dans les années 80, un groupe de scientifiques russes est arrivé
à la conclusion que l’ingestion prolongée d’eau fortement fluorisée
augmentait le risque de pathologies de la thyroïde.
Une des principales sources de consommation de fluorides aux Etats-Unis
sont les eaux minérales, y compris les aliments et les boissons
que l’on fabrique ou traite avec elles. Seulement environ 5% de
la population mondiale consomme des fluorides, dont plus de la moitié
habite aux U.S.A. 99% de l’Europe Occidentale continentale a interdit
l’addition de fluorides à l’eau potable.
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