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Nutrition et transformation corporelle
Deuxième partie
Dans notre édition précédente, nous avons commencé
le cours Nutrition et Transformation Corporelle. Nous signalions
dans la première partie que le programme optimal d’alimentation
et exercice aérobie sera établi en fonction de la
condition physique du départ. Nous décrivions les
éléments clé de la mise en forme, les différences
entre le métabolisme aérobie et l’anaérobie
et les mécanismes par lesquels notre organisme transforme
les aliments en énergie.
Mais, maintenant que nous savons comment fonctionne le métabolisme,
parlons de la cétose. Cela vous aidera à comprendre
les raisons pour lesquelles je ne suis pas partisan des diètes
extrêmes, hautes en hydrates de carbone et basses en graisses
–ou vice-versa–, si répandues ces derniers temps.
En diète basse en glucides, notre organisme se heurtera à
des difficultés pour métaboliser les graisses. La
dégradation des lipides réclame la présence
aussi bien des graisses que des hydrates de carbone. Si notre corps
ne dispose pas d’une quantité suffisante de ces derniers,
il ne pourra mener à bon terme ce processus et son intérieur
sera parcouru par des molécules grasses imparfaitement métabolisées.
Celles-ci s’appellent cétones et leur accumulation,
cétose. Les diètes au contenu très réduit,
voire nul, d’hydrates de carbone favorisent la cétose.
La plus populaire d’entre elles propose de consommer des graillons
de porc, des saucisses ou de la poitrine de porc au fromage, mais
seulement 20 grammes d’hydrates de carbone par jour. C’est
un type d’alimentation trop riche en graisses saturées
(nous en reparlerons), que l’on associe aux troubles coronariens.
Entre les effets secondaires d’un état de cétose
(ingestion de seulement 20 à 40 grammes par jour de glucides),
l’on compte le ralentissement du rythme métabolique,
irritabilité, manque d’énergie, perte de masse
osseuse due à une fixation déficiente du calcium,
étourdissements, réduction du nombre de mitochondries
musculaires (éléments cellulaires gestionnaires de
la production d’énergie) et sensation de léthargie
généralisée.
Ces diètes apportent à peine des légumes, des
fruits et des fruits oléagineux, riches en nutriments essentiels
pour la santé. Il existe de très nombreuses expériences
cliniques qui démontrent que la fibre, et notamment celle
des céréales complètes, des fruits et des légumes,
préviennent les affections cardiaques et le cancer.
S’il est indiscutable qu’au début ces diètes
semblent donner de bons résultats, parce qu’on perd
une quantité appréciable de poids gras au cours des
premières semaines et l’appétit diminue, ce
qui en réalité arrive est un changement de la biochimie
corporelle. Les aliments riches en protéines qui composent
ces diètes apportent des grandes quantités de graisse
et l’on finit par consommer plus de calories que nécessaire.
L’appétit diminue à cause des cétones
présentes dans le torrent circulatoire, qui résultent
de l’incapacité de l’organisme de les métaboliser,
manque d’hydrates de carbone. On perd l’appétit,
de l’énergie, les nausées et les autres symptômes
mentionnés font leur apparition. Bref, les diètes
trop basses en glucides ne sont pas les plus indiquées, et
pour les culturistes de compétition moins que pour personne
d’autre. Leurs inconvénients dépassent de beaucoup
leurs avantages.
Une bonne partie de la masse musculaire du culturiste provient plutôt
des systèmes d’appui que de la masse proprement dite,
comme l’intensification de l’irrigation sanguine suite
à l’entraînement aux poids intense ou la capacité
de l’organisme de stocker du glycogène.
Le glycogène est la forme sous laquelle les muscles emmagasinent
des hydrates de carbone, en vue de leur utilisation comme énergie,
lors de la contraction. Nous avons besoin journalièrement
d’une quantité spécifique d’hydrates de
carbone de bas index glycémique, car les muscles travaillés
ont une plus grande capacité de stocker du glycogène.
Etant donné que ce substrat énergétique s’allie
à l’eau (2,7g par gramme de glycogène), il apportera
davantage de volume aux muscles.
La clé consiste dans l’index glycémique –qui
sera bas– et la quantité des glucides. En ce qui concerne
ce dernier point, il faut éviter les tendances trop radicales.
J’ai déjà signalé les altérations
qui peuvent avoir lieu dans le corps quand leur consommation est
par trop réduite. A l’opposé, leur ingestion
excessive entrave sérieusement la perte de graisse. La plupart
de nos lecteurs se privent des hydrates de carbone simples, mais
ils ignorent peut-être que, consommés en excès,
les complexes ont également leurs inconvénients. N’oublions
pas qu’aussi bien les uns que les autres sont digérés
d’à peu près la même façon. Les
monosaccharides (sucres simples) sont absorbés et transportés
directement au foie, avant d’être distribués
dans tout l’organisme. Les disaccharides et les polysaccharides
(chaînes de sucres) se décomposent en molécules
individuelles, qui sont véhiculées vers le foie, où
elles sont métabolisées en glucose, au cas nécessaire.
Mais si nous prenons plus d’hydrates de carbone que nous n’en
avons besoin, les surplus seront accumulés dans des stocks
de graisse, ce qui n’est nullement recommandable pour ceux
qui sont à la recherche d’un corps musclé et
défini. Plus nous dépasserons les demandes énergétiques
de notre organisme, plus celui-ci formera du tissu gras. Pour les
culturistes en phase de volume ou pour les sportifs dont l’objectif
principal est le gain en masse musculaire et force, cela ne représente
pas de problème grave. En fait, ils ont besoin d’un
régime alimentaire haut en hydrates de carbone de bas index
glycémique, riche en protéines et avec la quantité
appropriée de bonnes graisses. Cependant, ceux qui cherchent
à réduire au maximum leur pourcentage de graisse corporelle,
il est d’une importance capitale de contrôler leur consommation
d’hydrates de carbone aux cinq repas journaliers (trois solides
et trois shakes protéinés), qui seront riches en protéines.
Cela ne signifie pas les éliminer ou les réduire aux
niveaux prônés par les gourous des diètes basses
en hydrates de carbone (moins de 20 grammes par jour), mais que
l’on doit rechercher un équilibre entre les trois macronutriments,
en fonction des besoins individuels.
J’insiste : pour le culturiste il est essentiel de ne pas
trop baisser les hydrates de carbone. Au contraire, il devra en
consommer les quantités et les types appropriés à
chaque repas –à l’exception peut-être de
celui du soir–, selon l’intensité de ses activités,
ses projets de musculation, sa masse corporelle et diverses autres
variables qui feront, entre autres, l’objet de mon prochain
article.
Ne perdez pas de vue que les hydrates de carbone se transforment
en glucose –un sucre simple– pour pouvoir être
utilisés comme source d’énergie. Si pour éliminer
de la graisse, vous ingérez des doses limitées d’hydrates
de carbone (c’est-à-dire, 25 à 30g à
chacun des repas principaux et entre 15 et 20 avec les deux collations
protéinées, alternés selon le programme de
nutrition MET), vous créérez une petite quantité
de glucose qui sera versée dans le sang et utilisée
comme combustible lors de l’exercice. Par contre, si vous
consommez des hydrates de carbone constamment, vos réserves
de glycogène musculaire seront toujours combles et les excédents
seront emmagasinés sous forme de graisse sur les régions
corporelles les plus problématiques.
Les meilleurs hydrates de carbone sont ceux complexes, de bas index
glycémique, que l’on digère lentement et qui
stimulent la libération de petites quantités d’insuline,
ce qui préserve le tissu musculaire en phase de diète.
Je parlerai de l’index glycémique plus dans les détails
dans notre prochaine édition. Disons pour l’instant
que c’est un système qui classe les aliments contenant
des hydrates de carbone en fonction du rythme de leur apport de
sucre. Ceux dont l’index est bas agissent comme les glucides
complexes, c’est-à-dire qu’ils ne déclenchent
pas de pic d’insuline parce qu’ils libèrent le
glucose graduellement, caractéristique recherchée
en culturisme. Au contraire, la nourriture de haut index glycémique
fait monter, puis descendre brusquement le niveau du sucre sanguin,
ce qui prive le cerveau et le système nerveux d’un
apport constant d’énergie.
Autant si vous souffrez de diabète ou d’hypoglycémie,
que si vous désirez éviter les fringales de douceurs,
avoir plus d’énergie ou éliminer de la graisse,
la stabilité du niveau du sucre sanguin est fondamental et
constitue une des normes de base de la diète MET, de Venice
Beach.
Ce programme alimentaire réduit la nourriture de haut index
glycémique et conseille d’en consommer les jours de
repos avec des protéines, ce qui aide à ramener à
la normale le niveau du sucre sanguin.
Je vous propose de conserver les six parties dont ce cours est composé,
afin de les avoir comme référence en cas de besoin.
Une fois complété, vous disposerez de toutes les connaissances
nécessaires pour transformer votre physique. N’oubliez
pas qu’il s’inspire du fameux système MET, un
des outils les plus précieux des préparateurs de Venice
Beach Nutritional & Muscle Research.
| Lors d’une étude effectuée
avec deux groupes de femmes, celui qui a fait diète à
raison de 55% d’hydrates de carbone, 15% de protéines
et 30% de lipides, obtint de meilleurs résultats que
celui qui avait consommé 40% d’hydrates de carbone,
30% de protéines et 30% de graisses. |
Aliments d’index glycémique supérieur à
50, selon le manuel MET, de Venice Beach
Croissants 67
Méringues 67
Petits pains 72
Maïs soufflé ou écrasé 73
Gaufres 76
Donuts 76
Gâteaux secs salés 81
Flocons de maïs 82
Petits pains pour hamburgers
Riz en poudre 90
Baguette 95
Desserts au tofu, sans laitages 115
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