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Nutrition et transformation corporelle
Première partie
La diète correcte, une des variables clé qui séparent
le premier classé du second lors d’une compet, est
cruciale pour toute personne qui veuille améliorer son physique.
Au fil des mois à venir, je publierai dans ces pages toute
l’information nécessaire pour un programme de transformation
physique efficace, à court et à long terme. Le système
MET (entraînement d’efficacité maximale), que
je vous recommande vivement, comprend non seulement la diète,
dont l’importance est connue, mais aussi l’entraînement
adapté, la récupération musculaire et nerveuse
et le soutien au moyen d’aides ergogènes spécifiques.
Grâce à l’application simultanée et correcte
de tous ces facteurs, vous expérimenterez une prise rapide
de masse musculaire et une notable perte de graisse, tout en raccourcissant
vos séances en salle.
Mais, avant de décrire dans les détails le système
MET, je crois opportun de rappeler sommairement des processus tels
que l’assimilation des nutriments, les différences
entre les métabolismes anaérobie et aérobie,
l’utilisation des calories, la fonction de l’index glycémique
et les caractéristiques des protéines, des hydrates
de carbone et des graisses. Entrons donc en matière.
La diète est l’un des chapitres les plus importants
de n’importe quel programme de modelage physique. Un régime
d’exercice aura beau être parfaitement structuré,
que si l’organisme ne reçoit pas les nutriments dont
il a besoin, il ne donnera pas les résultats voulus. Naturellement,
l’alimentation dépendra des objectifs qu’on s’est
donnés. Elle ne sera pas la même si on aspire à
gagner une compétition culturiste que si on désire
se débarrasser de ces quelques kilos accumulés sur
la région abdominale. C’est pour cette raison que nous
parlerons de certains points fondamentaux concernant les habitudes
alimentaires, en vue de tirer le meilleur parti de l’entraînement,
sans oublier que le système MET permet l’obtention
de résultats maximaux dans l’espace de temps le plus
bref. Ceci comporte une gestion optimale de l’énergie
et des nutriments qu’on ingère.
Ne perdez surtout pas de vue que les demandes nutritionnelles des
culturistes diffèrent fort de celles du citoyen moyen. Ils
ont dans la ligne de mire de prendre une grande quantité
de masse musculaire et de maintenir leur pourcentage de graisse
corporelle le plus bas possible, ce qui n’est pas toujours
facile. La plupart des pratiquants d’autres disciplines n’ont
pas besoin d’afficher un physique défini et se soumettent
rarement aux exigences d’une diète culturiste. A la
différence des bodybuilders de compétition, personne
n’attend d’eux un pourcentage de tissu adipeux ne dépassant
pas 3 à 5% chez les hommes et 7 à 9% chez les femmes.
Pratiquement tous les athlètes de force, comme les joueurs
de foot américain, s’entraînent pour prendre
du volume musculaire et de la puissance, sans se soucier de réduire
leur taux de matière grasse.
Un culturiste ne peut se permettre des erreurs de calcul. Il doit
manger suffisamment pour grossir, puis éliminer de la graisse
tout en préservant le muscle. Il peut avoir recours à
l’exercice aérobie pour brûler les calories superflues,
en veillant toutefois à ne pas nuire à sa progression
en volume. Il se doit d’avoir sous contrôle sa consommation
de calories, en ingérant en même temps assez de protéines
pour la resynthèse et le maintien du tissu musculaire. Bref,
le programme nutritionnel culturiste est d’une extrême
complexité.
Commençons par passer en revue les mécanismes dont
se sert l’organisme pour transformer la nourriture en énergie.
Cela nous aidera à mieux comprendre le système MET,
que nous expliquerons dans ses détails dans nos prochaines
éditions.
LE MÉTABOLISME ANAÉROBIE
Le métabolisme anaérobie est un des deux processus
au moyen desquels notre corps transforme les aliments en énergie,
à l’objet d’être actif. Anaérobie
signifie “sans oxygène”. Ce type de métabolisme
est chargé de mener à terme des actions d’une
grande puissance, de par sa propriété de livrer de
l’énergie plus rapidement que le système cardio-vasculaire,
bien que pour un espace de temps plus court. Si l’activité
se prolonge, c’est le métabolisme aérobie (qui
emploie de l’oxygène) qui entrera en action.
Comme nous venons de le voir, notre corps obtient de l’énergie
de la nourriture. Les hydrates de carbone sont stockés dans
le torrent circulatoire et dans les muscles sous forme de glucose
et de glycogène, ou source d’énergie immédiate
du métabolisme anaérobie. C’est le système
énergétique prédominant lors d’actions
de puissance, comme l’entraînement aux poids ou le sprint,
qui permettent de développer aussi bien de la force que de
l’endurance, deux éléments clé de la
bonne forme physique. Pour prendre de la force, on doit ajouter
progressivement de la résistance, et augmenter le nombre
de fois qu’un muscle effectue une action (répétions),
pour améliorer l’endurance. L’exercice anaérobie
étant une partie fondamentale de tout programme de remise
en forme, le système MET envisage aussi bien l’entraînement
aux poids que le travail cardio-vasculaire.
L’acide lactique est un des sous-produits du métabolisme
anaérobie. Il est à l’origine de la brûlure
musculaire tant recherchée par les culturistes à l’entraînement.
C’est un symptôme de fatigue. Notre organisme a besoin
de davantage d’oxygène pour décomposer l’acide
lactique, déficit qui donne lieu à l’épuisement
au-delà du seuil anaérobie.
L’endurance dépend des réserves de glucose et
de glycogène de notre organisme. Une des manières
de l’améliorer consiste à augmenter l’apport
d’hydrates de carbone, sans cependant dépasser une
certaine limite, pour éviter de les métaboliser en
graisse. Deuxième possibilité : se reposer suffisamment
après chaque série afin d’éliminer l’excès
d’acide lactique, mais cela prolongerait trop les entraînements,
ce qui irait à l’encontre du système MET.
LE MÉTABOLISME AÉROBIE
Le terme aérobie est associé par la plupart des pratiquants
à un exercice physique déterminé. En fait,
il s’agit du procédé métabolique permettant
à l’organisme de mener à terme une activité
prolongée.
Notre appareil circulatoire transporte de l’oxygène
aux cellules, où les nutriments sont transformés en
énergie. Pour ainsi dire, ces derniers sont le carburant
et l’oxygène l’étincelle qui les transforme
en énergie. Plus vous aurez besoin d’énergie,
plus vous consommerez de l’oxygène.
L’amélioration de la capacité de l’organisme
de traiter et transporter l’oxygène augmente l’endurance,
et cela non seulement dans le sport, mais dans toute autre activité.
Pour ce faire, il suffit d’entraîner le coeur en augmentant
la tension progressivement, c’est-à-dire la demande
d’oxygène. Mieux votre coeur sera en forme, plus rapidement
vous récupérerez des entraînements durs, ce
qui vous permettra d’en maintenir l’intensité
à un niveau optimal et de disposer de davantage d’oxygène
pour brûler du tissu adipeux. Un coeur en bonne forme épargne
de l’énergie, car il est capable d’éjecter
du sang chargé d’oxygène dans tout le corps
avec beaucoup moins d’effort, ce qui explique que le rythme
cardiaque à l’état de repos de certains sportifs
soit plus lent que celui des personnes aux habitudes sédentaires.
L’activité aérobie –appareil à
jogging, simulateur d’escaliers, vélo statique, etc.–
exige un mouvement ininterrompu des plus grands groupes musculaires
et un effort considérable et prolongé du coeur. Elle
doit être assez intense pour accélérer le rythme
cardiaque jusqu’à 60 à 80% de son maximum et
de l’y maintenir pour l’espace de 18 à 30 minutes.
Le pourcentage et la durée dépendront de votre condition
physique et de vos objectifs. Nous en reparlerons davantage dans
les détails quand il sera question du système MET.
Pour faire le calcul du rythme cardiaque correct, déduisez
votre âge de 220 et multipliez le résultat par 60 et
par 80, afin de déterminer les limites inférieure
et supérieure de vos pulsations par minute. Pour obtenir
un rendement optimal, travaillez dans cette zone de sécurité
pendant 18 à 30 minutes, au moins. Le nombre de séances
par semaine dépendra aussi de vos objectifs. Par exemple,
si vous désirez éliminer de la graisse et vous tonifier,
voire ajouter de la masse musculaire, effectuez trois séances
hebdomadaires en des jours différents de ceux où vous
vous entraînez aux poids. Si vous êtes jeune et mince
et n’avez pas en tête la mise en forme cardio-vasculaire,
mais la prise de muscle, une seule et unique séance par semaine
suffira. Si, par contre, vous avez plus de 30 ans, je vous proposerais
davantage de séances à l’objet d’augmenter
votre endurance et vos capacités aérobies. C’est
un des principes du système MET, que d’ailleurs je
trouve très judicieux, parce que votre faculté de
générer de l’énergie est en raison directe
de votre consommation d’oxygène. Combinée avec
l’entraînement anaérobie, l’activité
aérobie est un élément essentiel du système
MET.
Nous continuerons dans le prochain numéro. Conservez cet
article et ceux qui suivront et vous aurez un guide complet de l’entraînement
aux poids et cardio MET, de la récupération des systèmes
nerveux et musculaire et des aides ergogènes. Le programme
MET –un des outils les plus précieux des préparateurs
de Venice Beach Nutritional and Muscle Research– sera bientôt
à la disposition de tous nos lecteurs. Grâce à
lui, vous découvrirez les secrets qui vous permettront d’améliorer
vos résultats significativement dans les délais les
plus courts. Ne ratez pas une seule de nos prochaines éditions.
Ce sera une excellente opportunité d’élargir
vos connaissances en matière de muscle !
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