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Fabien Gil : l'entraînement des pectoraux
d'un titan
Par Lionel Gounet
Lorsque Fabien Gil, champion du monde WPF en 2000 –qui
a aujourd'hui pris sa retraite sportive–, entraînait
ses pectoraux, il les matraquait avec une intensité incroyable.
La clé de la réussite pour lui ? Un entraînement
de titan qui ne laissait qu'une solution à ses muscles :
se développer. Explications avec l'intéressé...
Les pectoraux constituaient-ils un point fort pour toi
?
Non, ils n'étaient ni un point fort, ni un point faible,
mais j'avais de réelles sensations à l'entraînement
; ils réagissaient bien et j'ai toujours eu du plaisir à
les travailler.
Combien de fois par semaine les entraînais-tu ?
Une seule fois, comme tous les autres groupes, mais je leur infligeais
un tel entraînement qu'il leur fallait bien une semaine pour
récupérer à 100%.
Les entraînais-tu seuls ou avec un autre groupe ?
Toujours seuls. Je ne faisais qu'un seul groupe par jour. C'est
ce qui m'a le mieux réussi pour acquérir de la masse
et de la force. Et puis, si l'entraînement était effectué
de façon correcte, il m'était impossible de déployer
la même concentration et énergie pour travailler un
autre groupe.
Etais-tu satisfait du développement de tes pectoraux
?
La règle d'or de la progression est de ne jamais être
satisfait. Je n'ai jamais aimé mes pectoraux, le petit pectoral
n'étant pas assez développé, ce qui leur donnait
un aspect tombant. Je les sollicitais donc plus avec des mouvements
inclinés.
Quels étaient tes exercices favoris ?
Tout ce qui est mouvement avec barres et haltères, inclinés,
couchés, déclinés, en écartés.
J'aimais sentir la charge lourde.
As-tu des trucs personnels qui t'ont permis d'optimiser
l'entraînement des pectoraux ?
Tout est efficace si on travaille à fond et en concentration.
Mon objectif était de les martyriser. A la fin de ma carrière,
j'utilisais des charges si lourdes, que j'étais obligé
de les préfatiguer avec des exercices type vis-à-vis,
pour ne pas me déchirer pendant les mouvements de base.
Quelles méthodes d'entraînement préfères-tu
?
Essentiellement lourd, court et intense. Je ne m'économise
pas pour la série suivante : chaque série va jusqu'à
l'épuisement de la fibre musculaire.
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