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Les poteaux d’un petit colosse. L’entraînement
de jambes de Derik Farnsworth
Par Jim Taylor
Photothèque Ralph DeHaan
Ce qui est vraiment prodigieux du culturisme, c’est
que le volume n’a pas d’importance. Sérieux !
Ça a l’air d’une contradiction, car ce sport
est l’art du développement de muscles de bonne taille,
mais en réalité, ce qui compte sur scène est
le physique le plus parfait, le plus équilibré et
mieux développé, non pas nécessairement le
plus gros.
En ce sens, Derik Farnsworth est un authentique colosse, bien que
ses mensurations nous contredisent : il ne mesure que 1m56.
Certains l’appellent "Tue-Géants", parce
qu’il a battu des culturistes bient plus hauts que lui et
bien plus lourds aussi, mais moi, je préfère l’appeler
le Petit Colosse, parce c’est vraiment ma façon de
le voir.
Si vous l’examinez sur scène, vous constaterez que
sa structure n’a pas de faille morphologique. Qui plus est,
je dirais plutôt qu’au contraire, sa dotation génétique
est très généreuse, parce qu’il possède
des insertions musculaires privilégiées, ce qui lui
confère une apparence vraiment puissante et esthétique
à la fois.
Il me rappelle un Danny Padilla à sa meilleure époque,
à cette différence que Derik est plus sec et dur de
ce que Danny ne l’a jamais été. A noter d’ailleurs
que Danny est un de ses culturistes préférés.
Cependat, la force de Derik ressemble plus à celle d’un
autre culturiste de petite taille et powerlifter, Franco Columbu,
deux fois Mr Olympia et homme exceptionnel qui a battu plusieurs
records de force.
En un mot comme en cent, Darik Farnsworth est un véritable
colosse du muscle qui mesure un peu plus d’un mètre
et demi.
Prédestiné pour quelque chose de grand
Il est très difficile de prédire si un jeune homme
arrivera ou non à être culturiste, mais dans le cas
de Derik on a pu l’affirmer pour deux raisons. Pour commencer,
encore enfant il a toujours été très fort.
Fils unique, il a hérité de certains traits de son
père qui, selon lui, a toujours été “fort,
bien charpenté”.
“J’ai toujours eu des jambes fortes et volumineuses.
J’en ai certainement hérité de mon père”.
A 16 ans, il voyait déjà qu’il ne serait pas
de grande taille et il s’est donc dit que s’il ne grossirait
pas en hauteur, il le ferait en largeur.
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